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Revue N°152 - Autome-Hiver 2010

Éditorial du Président

mercredi 10 novembre 2010, par GUIBERT Claude - Président

 

La percée des drones

 

L’appellation « drone » (« bourdon ou bourdonnement » en anglais) est le nom commun français désignant les aéronefs capables de réaliser des missions en vol, sans présence humaine à bord, l’acronyme officiel de ces appareils étant UAV (pour Unmanned Aerial Vehicle). Le drone peut ou non nécessiter un « pilote » au sol, certains engins sont en effet entièrement autonomes. Ce qui différencie un drone d’un missile, c’est que le drone est un engin « récupérable » et réutilisable…
Il existe plusieurs catégories de drones puisque la masse peut varier de quelques grammes à une quinzaine de tonnes et leur envergure de quelques centimètres à une quarantaine de mètres. Ces caractéristiques dépendent bien entendu de la mission visée.
Si l’utilisation de ces types d’engins volants à des fins militaires est souvent mentionnée à propos des opérations militaires en IRAK ou en AFGHANISTAN (un escadron français uniquement « drones » le 1/33 ADOUR est également basé à COGNAC), les progrès récents dans le domaine de leurs performances et surtout une orientation décisive vers des missions civiles sont moins connues.

Ainsi, durant cet été et plus spécialement au mois d’août 2010, plusieurs évènements importants concernant les drones ont eu lieu.
Le drone « stratosphérique » américain Global Observer a réalisé son premier vol, sa mission type prévoyant des vols d’une durée de cinq à sept jours à une altitude voisine de 20.000 mètres. Certes, pour ce premier vol, ses quatre moteurs électriques étaient alimentés par des batteries, mais sa motorisation définitive à base d’hydrogène liquide constitue à l’évidence une originalité dont les vols futurs devront démontrer la pertinence réelle … Quelques jours après, la société QINETIC établissait un nouveau record de durée de son drone ZEPHYR avec un temps total en vol de quatorze jours et 21 minutes. A noter que ce drone, essentiellement destiné à la prise de photos aériennes et au relais de communication radio ou téléphones mobiles, est totalement construit en fibre de carbone (masse totale de 50 kg pour une envergure de 22,5 m) et propulsé par des moteurs électriques, alimentées par des batteries lithium-sulfure, rechargées par panneaux solaires.

Plus proche de nous, dans le sud de la France, début juillet, le groupe SAFRAN terminait une campagne d’essais de son drone PATROLLER dont la motorisation plus classique permet – en principe – une charge totale maximale de 250 kg et une autonomie de 30 heures à une altitude de 8 km. Cette campagne d’essais devait – entre autres finalités – vérifier les capacités de ce drone à s’intégrer dans le trafic de la circulation aérienne générale. On rappellera que le PATROLLER est un aéronef éventuellement piloté puisque, dérivé d’un planeur allemand performant, la présence d’un pilote humain à bord y est exceptionnellement possible.

Quant au rayon d’action possible des plus importants de ces engins volants, il y a de nombreux mois déjà, un drone, dûment programmé pour ce faire, a tranquillement traversé l’Atlantique des USA à l’Europe… Certains d’entre eux ont d’ailleurs un rayon d’action potentiel avoisinant les 10.000 kilomètres…

Enfin tout récemment s’est tenue, près de BORDEAUX MERIGNAC, la toute première « convention » sur les drones à usage civil ou militaire. Très nette est cette nouvelle orientation vers des usages civils des drones, pour des missions relevant traditionnellement du « travail aérien ». Les autorités chargées de la réglementation l’ont bien compris et, en France notamment, un important effort est actuellement entrepris pour révolutionner la réglementation antérieure, rédigée il est vrai, il y a bien longtemps, uniquement pour permettre les évolutions en vol des petits engins pilotés par les amateurs d’aéromodélisme….
Il est question maintenant, dans une nouvelle réglementation spécifique pour les drones, de notions bien définies de « navigabilité » et de « certification de type », tout comme pour les avions pilotés…
Nos ingénieurs sauraient parfaitement imaginer et construire des drones capables de transporter des passagers… Reste à savoir si les compagnies seront assez convaincantes pour y faire monter des passagers. Cela ne déplairait sans doute pas au sulfureux PDG de RYANAIR de tenter de se faire de la publicité sur ce thème…

Mais il ne faut jamais insulter l’avenir…et comme dit le dicton : qui vivra verra !

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