Ils nous ont quittés

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Cette section est dédiée à nos membres partis vers d’autres cieux.

 

Les familles ainsi que les proches souhaitant partager sur cette page leurs souvenirs et expériences passés avec nos chers regrettés, sont invités à nous contacter au secrétariat : secretariatapna@gmail.com

 

Carrière aéronautique de Bernard Violette : Chronique relatée par le Tomato

C’est à 10 ans, le 6 novembre 1936, jour de la disparition de Jean Mermoz, que Bernard Violette décide de devenir pilote de ligne.
D’origine alsacienne sa famille rejoint la région parisienne pendant la guerre. A l’époque le risque était grand pour un jeune alsacien d’être incorporé dans l’armée allemande et de partir sur le mauvais côté du front, sort qui arriva à quelques uns de ses compagnons de lycée. Durant cette période Bernard passa de nombreuses heures à étudier dans la bibliothèque de l’Aéroclub de France. Il y découvrit la collection de revues Interavia où, curieusement, les silhouettes de tous les avions du conflit étaient détaillées.
Il suivit les cours du soir de la marine marchande pendant deux ans puis s’engagea dans la Royale en 1949 ce qui lui valut de passer 6 mois sur le croiseur Tourville qui servait alors de casernement amarré dans le port de Brest les cales emplies d’eau.
Il intègra l’aéronavale dans laquelle il passa six ans, pilotant des SO 95, appareils aux moteurs moyennement fiables ce qui, entre autres mésaventures, lui valut un vol de plus de 1.500 km sur un seul moteur entre le sud marocain et Agadir, son mécanicien couvrant le sélecteur de pas variable d’un chiffon pour le protéger de la pluie.
Il effectua son cursus pilote marine au Maroc, sur Breguet Atlantic, Lancaster et Neptune P2V7.
Basé à Dakar, il est formé à la chasse aux sous-marins sur hydravion quadri moteur Short Sunderland.
En 1955, il intègra Air France ce qui l’amèna à voler sur Constellation 749 et Super Constellation 1049. Il ne resta que deux ans copilote avant de passer commandant de bord.
Il obtint également une qualification sur Vickers Viscount. Lors de cette qualification, Air France perdit un avion avec 4 pilotes en instruction et l’ensemble de l’équipage dans un accident survenu au cours du vol suivant la session à laquelle Bernard avait participé le matin.
En attendant une place sur Caravelle, Bernard passa deux ans à la Postale de nuit sur DC3.
Sur Caravelle, il travailla sur la ligne Paris-Berlin via Francfort par l’étroit couloir laissé ouvert par les autorités aériennes du bloc de l’Est. De ces vols effectués à une altitude maximale et inconfortable de 8.000 ft à 10.000 ft, il gardera quelques souvenirs impérissables et plus particulièrement les intimidations de Migs.
Bernard devint rapidement instructeur Caravelle avant de passer sur Boeing 707 et de sillonner de nombreuses routes long courrier, notamment celles de l’Amérique du Sud et plus tard le Japon par la ligne polaire et Anchorage.
Profitant de ses nombreux passages aux Etats Unis il rejoint la Confederate Air Force, plus tard renommée Commemorative Air Force, ce qui lui permit de piloter un B17 « Forteresse volante » et pour son plaisir et pour celui des spectateurs de simuler des atterrissages sur une roue.
Ses 32 années à Air France s’achèvent après de longues années de commandant de bord sur Boeing 747. Cet appareil lui a laissé de très agréables souvenirs mais aussi quelques uns de plus pénibles. C’est ainsi qu’il lui arriva de perdre au-dessus de l’Ecosse des morceaux du revêtement de l’aile, obligeant à un demi-tour, un délestage de 30 tonnes de kérosène, un retour à vitesse réduite de 250 kt et un atterrissage précautionneux à Paris. Bernard conserva précieusement et avec fierté le message en japonais qu’un ancien pilote de Zéro de la guerre du Pacifique lui transmit pour le complimenter sur la maitrise qu’il avait manifestée en cette occurrence.
Dans l’aviation de loisir, Bernard Violette n’a pas été en reste : plus de 30 ans d’instruction à l’Aéroclub de Dreux entre 1972 et 2014 et 12 ans de préparation de jeunes élèves des collèges et lycées environnants au Brevet d’Initiation à l’Aéronautique (BIA). Il assura aussi au sein de l’Aéroclub de Dreux de nombreuses autres fonctions dont la présidence de 1995 à 2003.
Parallèlement il vola pendant 31 ans à Méribel, Aéroclub au sein duquel après l’obtention de qualifications montagne « roues » et «skis », il exerça une activité d’instructeur montagne.
En résumé, et en quelques chiffres, Bernard Violette c’est 70 ans d’activités aéronautiques professionnelles et bénévoles,
23.800 heures de vol sur 126 types d’aéronefs depuis le planeur jusqu’au Boeing 747, instructeur dans la Royale, à l’Enac, à Air France et bien sûr en aéroclubs.
Bernard Violette a clôturé son dernier carnet de vol en juillet 2016 à Dreux à l’occasion de ses 90 ans.

 

C'est avec beaucoup de tristesse que nous annonçons le décès de notre ami Bernard Violette.

Ancien Commandant de Bord Air France, Chevalier de la Légion d'Honneur et Capitaine de Frégate Honoraire.

Son décès est survenu le 1er octobre 2018 à l'âge de 92 ans.

Ses obsèques auront lieu le vendredi 5 octobre à 10h30 à l'église de St Laurent-la-Gâtine (28210).

Le Président et les membres du Conseil d'Administration de l'Apna s'associent à la douleur de sa famille et souhaitent beaucoup de courage pour surmonter cette épreuve.

 


 Un grand ancien nous a quitté :

 

Max Venet, parti le 1er mars 2018 vers d’autres cieux à l’âge 83 ans, avait consacré sa vie à l’aviation.

Pilote de chasse dès l’âge de 19 ans sur T6, puis T33 et Ouragan, il sera instructeur dès ses 21 ans toute sa vie civile et militaire jusqu’à sa retraite en 1994.

Sa carrière civile, commencée dans l’épandage agricole, se poursuivra à Air France sur Caravelle, B707, DC4 et F27 à la Postale, et jusqu’au B747 400.

Son engagement syndical l’amena à la présidence nationale du SNPL de 1979 à 1982, alors que la profession se déchirait sur la composition d’équipage qui passait de 3 à 2 sur B737.

L’IFALPA lui remettra l’ « Ifalpa Awards »  en 1989 pour sa carrière syndicale exemplaire.

Expert judiciaire, il aura marqué le monde des enquêteurs accident  en démontrant la responsabilité de la chaine de décision hiérarchique (et non pas seulement l’acteur de bout de chaine qu’est le pilote) dans les enquêtes qu’il a menées :  Habsheim, Mont Saint-Odile et Charm El Cheik.

Dès sa retraite, il s’est pris de passion pour le vol à voile au sein du club de Vinon-sur-Verdon et planait de la Provence jusqu’au Mont Blanc.

Max Venet a marqué son époque, il laisse à ceux qui l’ont connu, l’image de l’humanité et de l’engagement.

L’APNA est aux côtés de son épouse Gisou et de sa famille en ce moment douloureux ! 

 

MaxV


Jean Patrick Alan Cochran Séassau: 29 octobre 1928 - 20 décembre 2017

 

89 ans de vie intense

 

Naissance à Mougins en 1928, mère britannique, père niçois.


Jusqu’au début de la guerre vie mouvementée entre la pension en Suisse, l’école en Rhodésie.


Et beaucoup de temps avec ses grands-parents au château de Laas ainsi qu’à la villa rêve d’or à Cannes où il fréquentera l’Institut Stanislas.

Il pratique déjà la voile qui deviendra sa grande passion pendant la majeure partie de sa vie.


En 1938 départ à Tahiti en cargo mixte pour un premier séjour d’environ un an jusqu’à la déclaration de guerre.
Notre famille s’installe rapidement à Laas car les privations commencent à se faire sentir à Cannes en 1941.


L’après-guerre est une période charnière pour beaucoup de familles , la nôtre s’établit à Corbère-Abères. Aventure gouvernée par l’élevage d’un cheptel de charolaises.
Il va à l’école à Pau jusqu’à son départ en Grande Bretagne où il fera des études à l’école des techniques aéronautiques de Havillland.
Il obtient sa licence de pilote privé en 1949 au London Aeroplane Club. Période pendant laquelle il totalisera plus de 400 heures de vol.


Puis en 1953, il revient en France pour s’engager dans l’Armée de l’Air jusqu’en 1959 si l’on compte la réserve active.
1958 est une année importante car il décide de quitter la Chasse et donc l’armée pour devenir pilote dans la Compagnie qui deviendra UTA. Il totalisera 15000 heures de vol et aura été lâché sur plus d’une trentaine d’avions.


C’est vraiment en 1980 qu’il mettra un terme à cette dimension aérienne de sa vie.
Mais continuera de temps en temps à voler en survolant souvent Corbère en ULM.


D’ailleurs c’était un retour aux sources puisqu’en 1977 nous sommes venus nous installer à Corbère avec les Valenziani.
Sa vie active ne s’est toutefois pas arrêtée là car il s’est occupé pendant une dizaine d’années des affaires de son père à Nice. Puis il s’est investi à Corbère, jusqu’à faire partie du conseil municipal dans l’équipe de notre ancien et regretté Maire, Marcel Loste.


La mort de maman a marqué un autre grand tournant dans sa vie, et en plus pendant l’année 2000 il devient Momynois. Mais également cette période marque la fin de ses grandes traversées océaniques.


Il devient pèlerin de Compostelle.


Mais surtout il développe un goût prononcé pour la poésie ainsi que le bonheur de vivre dans le Béarn et encore plus dans le Vic Bilh.

 

Par Mathieu Séassau

 

SEASSAU 2   SEASSAU 1


André PARDON, né le 19 mai 1932 à Mâcon en Saône-et-Loire, nous a quitté le 02 juillet 2017

 

Fils d'un viticulteur de Charnay-les-Mâcon, il a vécu dans le voisinage de l'aérodrome de Mâcon-Charnay. Il débute dans l'aviation en travaillant chez Passot-Aviation sur l'aérodrome de Charnay-les-Mâcon. Membre de l'Aéroclub du Mâconnais dès 1949, il devient titulaire en 1950 du brevet de pilote de tourisme n° 23737.

A sa sortie du service militaire, il est embauché comme mécanicien au Centre National de Formation Aéronautique de Saint Yan. En 1956, il effectue un pré-stage instructeur pilote au Centre de Challes-les-Eaux, et en 1957 un stage d'instructeur. Recruté au Service de La Formation Aéronautique comme moniteur avion, il est nommé au Centre de Carcassonne, puis au Centre de Challes-les-Eaux au début 1960, et de 1962 à 1966 à Saint Yan.

André Pardon est breveté pilote de ligne en 1966 avec le n°2868. Il poursuit alors sa carrière aéronautique de 1966 à 1968 comme copilote à Air Algérie sur DC 3 et DC 4. Après un stage chez Boeing aux USA, il est nommé copilote sur B 727, puis passera successivement Commandant de bord sur Convair, Caravelle, B727 et B737.

En 1980, il quitte Air Algérie pour Europe Aéro Service. De 1981 à 1983, il vole sur Boeing 737, puis, toujours à EAS, comme Commandant de bord sur Caravelle de 1983 à 1986 et Instructeur Pilote de Ligne de 1986 à 1989.

En 1990 il est qualifié DC10 et sera, avec Michel Charpentier, un des deux premiers Commandants de bord DC10 d’Air Outre Mer qui deviendra « AOM » après la fusion avec Minerve. Il y assurera des vols long courrier vers l'Asie, l'Australie et les Amériques avec de nombreux vols de reconnaissance de ligne et d’instruction et de lâchers en ligne sur des aérodromes d'altitude tels que Quito ou Bogota. Longtemps membre du Jury des Examens, André Pardon a connu les cockpits de toutes les compagnies françaises. Il termine sa carrière en ligne, en 1996 comme Responsable de l’Instruction d’AOM avec 24000 heures de vol. Il est médaillé de l'Aéronautique, titulaire de la Médaille des 50 Ans de brevet des Vieilles Tiges, Membre du Groupement Antoine de Saint Exupéry en date du 23 avril 1997 sous le n° 879.

 

En retraite professionnelle, il continue à voler comme instructeur à l'Aéroclub du Mâconnais et à pratiquer le vol à voile à Saint-Auban. A 78 ans, il avait atteint les 26300 heures de vol !

Pédagogue né et reconnu comme tel par tous ses élèves, il a en permanence continué à apporter aux jeunes ses conseils. En dehors de l’aviation, André Pardon a toujours eu une passion pour la moto, passion qu'il a longtemps partagé avec son conscrit et ami Georges Vallette , autre pilier de la formation aéronautique , longtemps Instructeur à l’Aéroclub du Mâconnais et qui termina sa carrière Chef de Centre de Saint-Yan.

Les obsèques d’André Pardon ont été célébrées le 7 juillet 2017 en l’Eglise Sainte-Madeleine de Charnay-les-Mâcon en présence d’une assistance considérable souhaitant lui rendre hommage, notamment tous ses amis, des anciens du Centre de Saint-Yan et de nombreux pilotes, professionnels ou amateurs, en retraite ou en activité. A cette occasion Didier Tabur, ancien Commandant de Bord et Instructeur à Air France, qui l’a toujours suivi depuis leur rencontre en Algérie en 1972, a prononcé l’allocution suivante :

 

« Dédé,

Pour nous tu étais « Dédé », nous t’avons connu en Algérie, où, en sortant de l’ENAC, nous avons fait nos débuts comme pilotes de ligne en attendant qu’Air France rouvre ses portes. Tu as vu arriver ces petits jeunots et tu les as immédiatement pris sous ton aile. On a été tes petits poussins, tu étais notre grand frère. Toi-même après une carrière d’instructeur à St Yan tu avais rejoint la ligne à Air Algérie. Ensuite ce fut EAS, Air Outre Mer et son merveilleux DC10, puis AOM où tu étais responsable de l’instruction. Tu fus un commandant de bord apprécié de tous tes équipages. Alors je ne vais pas énumérer tous nos souvenirs communs, chacun en a plein ici et se les remémore avec émotion. Mais je vais simplement citer les qualificatifs qui m’ont été spontanément écrit dans les mails ou sms que j’ai reçus depuis dimanche :

Un formateur éminent pédagogue

Une carrière exemplaire

Un monsieur au grand cœur

Un gentleman

Une gentillesse incroyable

Une discrétion absolue

Une bien belle personne

Un grand monsieur

Tu étais tout ça Dédé. C’est rare !

On est fier de t’avoir connu !

Adieu Grand Frère ! »

D PARDON   D PARDON 2

 

Nota : un CV d’André Pardon peut être consulté sur le site :

http://www.calm.sopixi.fr/files/les-aviateurs-du-dept-de-la-saone-et-loire.pdf

créé par le CERCLE AERONAUTIQUE LOUIS MOUILLARD

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